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mercredi, décembre 19, 2018

Test de vitalité

La capacité des abeilles de survivre au Varroa sans assistance par l’apiculteur peut être décrite uniquement de façon partielle par les deux caractères de tolérance testés, à savoir la « progression de l’infestation » et « le comportement de nettoyage » car il s’agit de caractères auxiliaires. Un testage direct de la tolérance au Varroa pourrait cependant entrainer un écroulement de la population d’élevage. Le test de vitalité représente une épreuve qui consiste à soumettre des colonies sélectionnées pour un temps donné et sous conditions contrôlées à ce test direct de la tolérance au Varroa.

Lors du contrôle des performances certaines colonies se distinguent par la capacité de nettoyer particulièrement vite les cellules manipulées et d’accepter uniquement une augmentation modérée de la population d’acariens. Si ces colonies présentent des résultats au-dessus de la moyenne concernant les autres propriétés et si elles disposent d’un taux d’infestation de Varroa en dessous de 2 % début juillet (semaine 27), l’observation est poursuive dans le cadre du test de vitalité.

Ordinairement le contrôle des performances se termine avec la dernière récolte de miel, par contre les colonies sélectionnées pour le test de vitalité seront surveillées encore jusqu’à la sortie de l’hiver de l’année suivante. Elles doivent passer l’hiver avec une bonne force de la colonie et sans traitement contre le Varroa. Les observations se concentrent sur le développement de la colonie et la progression de l’infestation, en parallèle on examine la sensibilité aux virus et aux autres infections. 

Un rucher isolé à l’abri d’une réinfection par des Varroas venant de ruchers voisins représente la condition idéale pour le test de vitalité.

Les Varroas se multiplient tant qu’il y a du couvain dans la colonie. En fonction de la surface de couvain et du pourcentage d’abeilles endommagées la population d’abeilles peut diminuer fortement à la fin de l’été. Ces deux critères, c’est-à-dire l’infestation par les acariens ainsi que la force de la colonie ont une incidence décisive sur la capacité d’hibernage. Pour cette raison ces deux critères sont évalués toutes les trois semaines à partir de semaine 32. Jusqu’à début octobre (semaine 41) la taille de la population d’abeilles est estimée au total quatre fois sur la base des rayons occupés et un échantillon d’abeilles est pris à chaque fois afin de mesurer l’infestation d’acariens. En semaine 35 un autre échantillon supplémentaire est prélevé pour examiner le taux d’infestation viral et de nosémose.

Grâce à des examens antérieurs on dispose de données concernant les seuils de nocivité de l’infestation par les acariens. Si une colonie dépasse ce seuil de nocivité dont le niveau est progressif, elle sort du test avant terme et elle est traitée. Les colonies fortes d’au moins 10 000 abeilles et disposant d’un taux d’infestation de Varroa en dessous de 10 % lors de la dernière évaluation en début octobre ont de bonnes chances d’hiberner correctement.
Le résultat le plus important du test de vitalité est l’indice d’hibernage. Il résulte du quotient entre le nombre d’abeilles à la sortie et à l’entrée de l’hiver et devrait se situer autour de 1,0.

C’est pour cette raison que la dernière évaluation de la population d’abeilles en octobre (semaine 41) et la première évaluation au mois de mars (lors de la floraison du saule) est réalisée d’après la méthode de Liebefeld.
Une bonne capacité d’hibernage sert en tant que critère de sélection pour les futures colonies d‘élevage. Les colonies obtenant les meilleurs résultats lors du test de vitalité sont utilisées en tant que colonies paternelles dans les stations de fécondation pour la tolérance au Varroa.